nuit-jour ...


Sais-tu à quoi l'on peut reconnaître
le moment où la nuit s'achève et où le jour commence ?

Est-ce lorsqu'on peut sans difficulté distinguer de loin un chien d'un mouton ?

Est-ce quand on peut distinguer un dattier d'un figuier ?


Eh bien non !
C'est lorsqu'en regardant le visage de n'importe quel homme,
tu reconnais ton frère ou ta s½ur.
Jusque là, il fait encore nuit dans ton c½ur.

Bonne année-jour !

nuit-jour ...
[ Dash a comment ] [ No comments ]

# Posted on Wednesday, 02 January 2008 at 2:37 PM

chiffonnés...

Je voudrais vous raconter une petite histoire...

Un jour un professeur sort de sa poche un billet de 50 euros tout neuf et le montre à ses élèves.
Il leur demande 'qui en veut ?'
Bien sûr tous les élèves lèvent la main.

Alors il plie le billet en deux et leur pose à nouveau la question.
Tous les élèves en veulent de ce billet.

Il le plie alors en huit puis le déplie, le chiffonne dans ses mains.
Et une fois encore demande 'qui veut de ce billet ?'
Tous les élèves sont intéressés.

A ce stade il jette le billet chiffonné par terre,
l'écrase avec son pied droit,
le roule dans la poussière,
le jette dans la poubelle puis le prend du bout des doigts
et demande 'qui en veut ?'
Tous les élèves veulent le billet.

Alors il pose le billet sur son bureau et leur demande :
'pourquoi en voulez vous malgré ce que je viens de faire ?'

Les élèves répondent qu'il a gardé toute sa valeur.

Et le professeur de conclure...
'Rappelez vous toujours ceci :
même si vous vous sentez chiffonnés,
abîmés,
froissés,
salis ...
Sachez qu'aux yeux de Dieu,
vous conservez toujours votre valeur.
Ne l'oubliez jamais.'


Bonne année !

Michel

chiffonnés...

# Posted on Wednesday, 02 January 2008 at 7:27 AM

Edited on Wednesday, 02 January 2008 at 12:22 PM

un petit mot ...

Il suffit d'un mot !
Il suffit d'un mot, un tout petit, de rien du tout
Inaperçu dans la nuit de nos maux...

Un petit mot né dans la nuit
Pour soigner nos maux et nos non mots !

Un tout petit verbe.
Qui vient conjuguer,
Accorder nos vies au delà du possible.
Quand nos mots ne suffisent plus,
Il vient et sème joie, espérance, pardon et lumière,
Il relie ce qui se délie et recrée ce qui se détruit et se meurt,
Il espère au c½ur de nos désespérances
Et croit en nous au moment même où nous doutons le plus.

C'est ainsi que Dieu parle
A chacun de nous
A chaque homme
Et à toute l'humanité.

Au c½ur de ces nuits noircies de mots qui blessent,
De mots qui gênent,
De mots oubliés,
De mots non dits,
Parce que nous les pensons si évidents...

Au c½ur de tous nos maux
Il vient et il se fait Parole pour dire l'amour.

Noël !
Joyeux Noël !



(écris un soir d'un précédent Noël)

un petit mot ...
[ Dash a comment ] [ No comments ]

# Posted on Wednesday, 26 December 2007 at 5:30 AM

Edited on Wednesday, 26 December 2007 at 5:41 AM

"complet"

Pas de place,
Trop de monde,
La foule,
Immense,
Convoquée,
Recensée,
Pas de place pour eux,
Ni pour leur âne,
Ils sont deux, bientôt trois,
Raison de plus,
Et puis les cris de l'enfant...

Dans la nuit qui tombe,
Pas de place,
plus de place,
Il ne reste rien.

Rien sinon ...
Les bêtes,
Le dehors,
Une étable,
Oh pas une étable chauffée à température égale,
Pas une stabulation libre,
pas une étable avec isolation phonique et éclairage tamisé...
(si si ça existe !)

Juste une grotte
pour les bêtes,
et qui pue...
(même si ça ne se dit pas)

C'est le seul endroit,
déserté par les hommes,
sinon par les bergers ...
A l'écart de la ville
(tiens donc !)

Pas de place ailleurs,
c'est là qu'il vient,
Là qu'il ouvre les yeux,
Et qu'il voit notre monde,
Premiers regards sur l'humanité.
Il vient au monde,
et contemple.
Et sourit.

''C'est là,
C'est tout à fait pour cet endroit que je suis né.
Ce sont ces lieux là que je veux habiter.
C'est la seule place qu'ils me laissent.
Eh bien c'est celle que j'occuperai désormais.
Leurs étables,
Là où vivent leurs bêtes,
Intérieures,
Là où leur humanité ne met pas les pieds,
Ce qu'elle feint de ne pas connaître,
De ne pas fréquenter,
parce qu'elle en a peur.
Cette place à l'écart de leur vie 'publique-officielle-façade'
C'est Ma place,
Je vais occuper toute cette place là.
Tout cet espace de leur humanité...
et là je vais apporter la vie
Ma vie''


Et Dieu sourit à l'idée de ces hommes qui ont voulu l'écarter dès sa naissance,
Dieu sourit et s'amuse...

Dans la nuit des hommes,
C'est le matin de Dieu,
son premier sourire.
En regardant le monde,
Il croise Marie, Joseph,
Et sourit tendrement.

C'est le matin de Dieu,
C'est la nuit des bergers,
C'est nuit dans nos c½urs d'hommes.

Quand il ouvre les yeux
il ne voit que nos bêtes,
nos 'pailles-poutres',
nos odeurs de 'pas-sainteté'...

C'est là qu'il se tient,
Qu'il vient,
Qu'il naît,
Qu'il sourit
et rayonne !

Plus de place,
Il a pris sa place,
Celle qui restait libre,
Celle qu'il a peut être choisie.
Personne ne l'en délogera désormais,
Jusqu'à la fin des temps...


Noël c'est la fête du 'pas-de-place-pour-Dieu'
qui se trouve quand même une place au plus obscur de nos vies...
et qui y reste quoiqu'il arrive...


Joyeux Noël

"complet"

# Posted on Monday, 24 December 2007 at 5:00 AM

Edited on Monday, 24 December 2007 at 11:53 AM

cadeau ...

Hier soir, dans la cuisine,
je préparais le dîner, quand mon petit garçon est entré.
Il m'a tendu un morceau de papier griffonné.
J'ai essuyé mes mains sur mon tablier,
et je l'ai lu. Et voici ce qu'il disait :

Pour avoir fait mon lit toute la semaine 3 francs
Pour avoir été aux commissions 1 franc
Pour avoir surveillé le bébé pendant que toi tu allais aux commissions 1 franc 25
Pour avoir descendu la corbeille à papiers 75 centimes
Pour avoir remonté la corbeille à papiers 1 franc et 10 centimes
Pour avoir arrosé les fleurs sur le balcon 25 centimes
Total 9 francs et 85 centimes.



Je l'ai regardé, il se tortillait en mâchant son crayon
et une foule de souvenirs sont revenus à ma mémoire.
Alors j'ai repris son crayon, j'ai retourné la feuille et voilà ce que j'ai écrit :

Pour neuf mois de patience et douze heures de souffrance
CADEAU
Pour tant de nuits de veille, surveillant ton sommeil
CADEAU
Pour les tours de manège, les jouets, le collège
CADEAU
Et quand on fait le tour, le total de mon amour,
C'est CADEAU



Quand il a eu fini de lire, il avait un gros chagrin dans les yeux.
Il a levé la tête et a dit :

"M'Man, je t'aime très beaucoup"

Il a repris son papier, l'a retourné, et en grosses, grosses lettres,
a marqué :

"CADEAU"


Et quand on fait le tour, le total de l'amour,
C'est CADEAU, C'est CADEAU


(Paroles: Marie Laforêt - Musique: H. Howard - 1974)


cadeau ...
[ Dash a comment ] [ No comments ]

# Posted on Saturday, 22 December 2007 at 4:21 PM